「A lire en entier」Hipsters are dead, voici les Yuccies

Un nom pour tout, le jeu des étiquettes! Se faire chiper le monopole du cool en moins de deux !

La mode est sans scrupule! Les hispters ayant sombré dans le mainstream, selon le taste-maker David Infante dans Mashable, les Yuccies sont déjà dans les starting blocks de la tendance et pullulent à pas de géant.

Un style, une attitude sur toutes les bouches, le hipster du 21ème siècle se démarque de part sa barbe waxée , son look mi rétro mi geek, ses tattoos minimalistes, une playlist chillwave que Tsugi et les Inrocks copient sans gène, des opinions anti conformistes un peu bobo nihiliste, fan de Boris Vian et de pain au gluten, bref c’est un sociotype fourre tout assoiffé par ses séances de yoga, c’est grâce à lui que Barbès se gentrifie et sa drogue, c’est la singularité et la créativité jusqu’à la mort. Croiser un mec avec la même chemise, c’est pour lui le vomi post-stress assuré. Mais là où le bas blesse, en plus des chinos tombant sur les chevilles, c’est que la coolitude ultime & low cost ne sauvera pas le monde.

Alors le « Yuccie » prend la tangente ! Au contraire du hipster intello super flexible surtout avec ses potes en soirée mais sans véritable ambition dans sa carrière pro, il est le vrai jeune créatif de l’espace urbain! Pas moins stylé mais lui crée de la croissance.

Les yuccies sont de la génération Y nés après 1980, issus du confort de banlieue et lobotomisés par la conviction de tirer profit de leurs rêves. En gros, ce qui compte à leurs yeux, c’est de gagner de la maille rapidement via leur créativité avant-garde et un peu loufoque.

Succès, argent et esprit créatif

La plupart sont social consultants, sponsorisés instagram pour des marques de sape comme Urban Outfitters, « brogrammers » (experts en lignes de code, branchés, rois de la fête et du one night stand), ou créateurs de start-up de lunettes de soleil en bambou, du Tinder pour les chiens, du Uber de la weed et ont leur propre shop de ketchup artisanal ou de réveil « largueur » de sons de bacon qui crépite!

Le rêve des Yuccies : être payé pour leurs idées et n’avoir de compte à rendre à personne, devenir riche par leur flair innovant. Il y a dix ans , ils auraient pu être dans la mouvance hipster mais ont su s’extirper de cet objet marketing à la définition en perdition. Au contraire, eux ont pris leur envol dans l’entreprenariat, la bricole et les nouvelles technologies. Leurs tattoos sont dissimulés le jour et s’exhibent le soir, ils optent plus pour la moustache que la barbe, portent des sneakers même en dormant, leurs parents sont riches, ils connaissent Kanye West et Kim Kardashian de nom et surtout leur ambition professionnelle est tout autre.

Foster Huntington en est l’exemple même, ex designer chez Ralf Lauren, il a tout claqué pour un road trip en van et a ainsi inventé sa propre carrière, 3 ans sur les routes qui lui ont permis de créer deux blogs ultra suivis, puis son instagram a fait le buzz, des marques de lifestyle se sont alors ruées sur lui. Aujourd’hui Foster est consultant mode et vit dans une maison dans les arbres, avec le projet d’en faire un film. Un exemple de yuccie parmi tant d’autre. Comme ce comptable démissionnant pour vivre de sa passion : concevoir des chaussettes colorées !

Une histoire d’étiquette et un ego trip plutôt qu’autre chose. Les Yuccies sont en réalité la progéniture des Yuppies ( golden boys de la city, traders habillés en men in black bourrés de fric) et hipsters pour leur esprit créatif!
Ou en langage plus familier, ce sont des hispters non loosers pourvus d’un supplément de couilles et d’ambition! C’est la subculture de la subculture!

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