Quelque part : Femmes > hommes

Les Mosuo. Une communauté sans tabou, fantasme de toute féministe, même des Femen topless. Car au bord du lac « Lugu » au sud ouest de la Chine, les femmes règnent d’une main de fer dans un gant de velours pendant que les boys font du babysitting. Un monde « upside down », où les plans culs sont légion et la fidélité pas une promesse. Le dernier modèle matriarcal du genre. Les pères au second plan, de l’anti-machisme super sexy.

Le frotti frotta avec son voisin dans le dos de son amoureux, c’est normal. Tant le peuple Mosuo est en décalage avec les codes établis. Le mariage y est perçu comme une entrave à l’harmonie, le libertinage apportant lui joie de vivre sur un plateau d’argent; sans promesse ni trahison donc, une sorte d’univers hippie chinois sans substances illicites à la tradition vieille de 800 ans. Les couples se font et se défont sans hystérie et petits mouchoirs.

Car le respect de l’autre trépasse l’entendement. L’amour n’est pas engluée dans un concubinage collant. Les amoureux vivent dans leur fatrie respective mais rien ne les empêche de passer par la fenêtre de derrière une fois la nuit tombée. Cela ressemble à Dawson sans la dramaturgie.

L’inceste y est prohibé et le nombre infini de conquêtes de crac crac boom boom n’est pas perçu d’un mauvais oeil si les parties de jambes en l’air ne sont pas « retransmises » dans la rue. Une fois la majorité sexuelle acquise à 13 ans, les jeunes filles bénéficient d’une « chambre des fleurs » , laissant la porte ouverte aux garçons choisis.

Une singularité portée à son paroxysme et ce à tous les étages, aux antipodes de la lutte pour la parité omniprésente sur le globe. Ici, les femmes Mosuo détiennent tous les postes à responsabilité alors que les hommes babysittent les enfants. A propos, les oncles jouent un rôle primordial dans l’éducation des kids, les pères biologiques n’étant pas assujetti à le faire. En somme, « mon père c’est mon oncle ».

Si les femmes sont les reines, en charge du patrimoine familial et de la gérance de l’économie, les mecs viriles s’attèlent eux à construire des maisons et règlent les affaires étrangères au village tandis que d’autres sont envoyés au Tibet, un voyage initiatique spirituel leur octroyant le fauteuil de chef religieux à leur retour.

L’écrivain Argentin Ricardo Coler a vécu 2 mois aux côtés des Mosuo, vantant après coup au magazine Spiegel, les mérites d’une domination féminine, la jugeant saine pour la gente masculine, voir plus encore:

« Les hommes vivent mieux lorsque les femmes sont en charge: ils sont responsables de presque rien, travaillant beaucoup moins et passant toute la journée avec leurs amis. Ils passent chaque nuit avec une femme différente. Et en plus de cela, ils peuvent toujours vivre dans la maison de leur mère. Dans un patriarcat, nous, les hommes travaillons plus – et nous devons faire la vaisselle. Dans sa forme pure du matriarcat, les Mosuo ne sont pas autorisés à le faire. Là où la position dominante d’une femme est sûre, ce genre de rôles archaïques entre les sexes ne sont pas définies. »

Le paradis ultime des féministes mais aussi des hommes qui aiment se tourner les pouces. Pas si incompatible que cela!

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