BASQUIAT, un quart d’heure de gloire, une légende pour la vie

Une overdose d’héro et de cocaïne fatale le 12 août 1988 dans son loft de NY, une mort subite à 27 ans comme Jimmy Hendrix, incapable de vivre sans son mentor Andy Warhol décédé un an plus tôt, 800 toiles spontanées, naïves, parfois violentes, laissées derrière lui et hop la légende Jean-Michel Basquat est née. C’était dans ses plans!

« J’ai toujours su que je serais une star. Et j’ai tout fait pour. » Presque 27 ans plus tard, c’est la parade des superlatifs, Jean Michel Basquiat : Précurseur du street art, avant-garde, icône pop art, premier peintre black américain au musée, défenseur de la cause des minorités raciales dans les 80s et désormais au panthéon des hommes noirs les plus célèbres.

Son histoire, c’est une vie de rock star compactée en 8 ans, une fulgurance chaotique : De la rue et son tag criard SAMO « Same old shit » graffé sur les murs de Manhattan alors ado rebelle, jusqu’à se hisser au rang d’étoile de l’art à seulement 23 ans, les musées et la critique à ses pieds, aidé par son super pote Andy Wahrol rencontré avec audace dans un restaurant en 1980. Un duo inséparable durant des années, quatre mains en or auteurs d’une centaine de toiles, jusqu’à ce que la mort qui les a tant fasciné, ne les sépare.

Ce surdoué précoce haïtiano-porto-américain dont les oeuvres se vendent aujourd’hui « presque » au prix d’un Picasso, est le seul à avoir catapulté toute la modernité du monde et ses « bad sides » consuméristes sur canvas. En 2013, Jay-Z s’est offert « Mecca » de 1982 pour trois fois rien, 4,5 millions de dollars, pas mal pour une toile d’un soit disant gribouilleur atteint du syndrome de Peter Pan.

De son obsession pour l’anatomie, les corps et visages squelettiques à son impétueux langage pictural urbain, sous son coup de pinceau et sa vision sous drogue, l’art contemporain s’est vu réinterprété de façon faussement naïve et si énergique. Une dernière ligne droite avant la mort, rythmée de rails de poudres en tout genre et d’idylles sentimentales intenses comme avec Madonna en 1982, une histoire qui tournera court… Tout comme sa vie… C’est la formule du succès post-mortem .

Jean-Michel Basquiat 1960-1988

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