À bicyclette la nuit dans un Equateur fluo

Photographe

« Quand on partait de bon matin, Quand on partait sur les chemins,  à bicyclette », tout porte à croire que le photographe halluciné Benoit Paillé s’est rendu en Equateur avec le spectre d’Yves Montand. Un mois de « cyclotouring » et une marée de clichés hauts en couleurs à la clef , même dans l’obscurité.

Véritable créateur du réel, ce québécois globe-trotter à l’univers psychédélique, distille sa vision du monde via une poésie visuelle triturée de paysages purs mais alternatifs.

Sa philosophie photographique puise son essence dans les « Rainbow gathering » dont il est adepte, une sorte de rassemblement éphémère à l’ADN hippie, en plein air dans des bois souvent au Mexique ou au Guatemala, où sont pratiqués les idéaux de paix, d’amour, d’harmonie et de liberté, en rupture avec le capitalisme et la société de consommation. Plus que la plénitude du calme, l’art de Benoit Paillé surfe surtout sur l’hypnotisme et les jeux de lumières :

« La luminosité prend une place importante dans le processus de sublimation d’un sujet banal, oublié ou négligé. J’explore la lumière et la travaille comme un objet sculptural, comme une matrice de ce qui nous est donné de voir et d’interpréter. »

Ses souvenirs d’Equateur en vélo ne font ici pas entorse à la règle. Nappée de couleurs saturées et fluo, sa série téléporte de nuit à travers la vallée du Chota au nord du pays. Telle une déflagration d’illuminations maitrisées donnant lieu à des scènes à l’orée d’un nouveau monde!

A suivre sur Behance.

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