Nakeya Brown tilte sur les cheveux des blacks

Solange Knowles, Ciara, Alicia keys, Oprah Winfrey, sous les projos du succès, la tendance « nappy hair » prospère depuis des années. Aux USA de plus en plus de femmes noires troquent ainsi leurs extensions pour des crinières « au naturel ». Le crépu n’est plus à cacher, il est même sujet à l’appropriation culturelle. Dans ses séries, l’artiste visuel Nakeya Brown suggère à la femme black d’être elle-même en société, sans artifice capillaire, pour cela l’originaire de Californie axe ses photos sur les « tifs » et leur sens dans la sphère sociale!

Noire et fière de l’être! Le défrisage frisant presque le has-been, Nakeya Brown, 27 ans, ne lève pas pour autant les bras pour une ola. Car beaucoup de filles luttent encore tous les matins devant le miroir afin d’obtenir le « Good hair » dit eurocentrique, raide, fluide et luxuriant. On parle de recul identitaire ou de la frousse du racisme capillaire.

En 2008 Nakeya Brown a eu son « big chop », c’est à dire le couic couic volontaire de sa chevelure dite de « blanche permanentée » pour un retour au naturel à une coupe afro indomptable des familles. Juste histoire de constater la nouvelle image qu’elle allait renvoyer dans la rue. Ce grand saut aiguisa sa curiosité face à la mauvaise presse des cheveux de type afro souvent assujettis à une claque discriminatoire :

« Une fois mon diplôme en poche, j’étais mal à l’aise, figée par la peur de faire mes premiers pas dans le monde du travail avec mes cheveux naturels parce qu’il y a une politique capillaire et d’acceptabilité stricte en défaveur des femmes noires. »

Cela n’est pas nouveau, l’atteste l’armada ridicule de qualificatifs collés tel un chewing gum à leurs cheveux : « pas beaux », « mal entretenus » , « sales », « non professionnels », responsables de la pollution des océans et de la disparition des marsupiales! La bêtise flirtant avec l’hérésie lorsque que le TDN « truc de Noir » se voit réapproprié par les blancs. Comme le rap (Iggy Azalea), le twerk (Miley Cyrus) et la coupe modern afro.

L’injustice dans un contexte de « white privilege » est la suivante : Le crépu et le frisottis sur une black c’est dérangeant et ghetto, en revanche vissés sur une blanche à l’aide d’aluminium c’est tout de suite plus chic et cool!

Bref, de ce constat, Nakeya Brown a accouché de trois séries sur fond pastel : The Refutation of “Good” Hair, Hair Stories Untold et If Nostalgia were Colored Brown :

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