Wasteland – La génération « emojis » et branchée de NY, Paris et Moscou


Cyber-chat, surf H-24 sur internet, selfies de rue entre potes, évasion nocturne et sexe incertain sous la couette. Dans son dernier très court-métrage « Wasteland », la réalisatrice et photographe Russe Nadia Bedzhanova capture avec style des teens de la génération Y et Z hyper-connectés, tuant le temps à ne rien faire si ce n’est skater, engloutir des pizzas tout en restant scotcher à facebook messenger.

Dans Wasteland, les kilomètres et les barrières politiques séparant un groupe d’ados dans le vent, de New-York, Paris et Moscou s’effacent grâce à internet et à l’instantanéité des réseaux sociaux. Nadia Bedzhanova, aujourd’hui basée à Brooklyn loin de Poutine, cherchait à « juxtaposer la culture jeune des USA, d’Europe et de Russie » et laisser les similitudes de vie urbaine s’en dégager de par elles-même, car la nouvelle génération au delà des frontières, se sape avec les mêmes marques, skate, graffe et se booste à l’endorphine sans se soucier de demain, car « le monde digital procure une liberté comme jamais, la connectivité rétrécit le monde, soudainement Moscou campe à la porte à côté de New-York » et les énergies de celles-ci communiquent.

Tout n’est pourtant pas si blanc, 2 mins suffisent à le constater, si l’usage de la parole et la salive ont perdu bataille depuis une décennie face au tapotage sur clavier, ce sont désormais les mots qui passent un sale quart d’heure, aux prises avec les emojis, gifs et stickers, « on peut choisir d’en envoyer pour décrire notre humeur à la place des mots. Tout est si rapide et c’est pour cela que nous nous ennuyons si facilement. On peut lâcher un livre après avoir lu à peine la première page ou zapper un film à la seconde minute ». Peut être aussi aimer et haïr en 30 secondes, en somme un état d’esprit universel non?


Photos via Dazzed magazine

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