Les catcheurs Congolais : entre démence et bains de foule

A Kinshasa une fois la nuit tombée, chauffeurs de taxis, bodyguards ou simples marchands se métamorphosent non pas en loups garous mais en héros du ring : Quelques instants de gloire pour deux ou trois dollars d’espoir.

Barbouillés de talc, grigris vaudous autour du coup, musclés comme Hulk ou non, parfois masqués tel Spiderman! En République Démocratique du Congo, le catch de rue a ses propres codes, inspirés des VHS de shows américains de la discipline dans les 70´s .

« LOIN DU CATCH BLING BLING ET BUSINESS DE LAS VEGAS »

La lutte pro y prospère mais sa flagrante stérilité en extravagance ainsi que son esthétique vilain vs vilain lui fait crânement défaut. Au contraire le « Wrestlingcrap » dit le catch de « fétichiste », antichambre du genre, davantage théâtrale, dépouillé voir insouciant, attise lui les bains de foule dans les rues de la capitale. Un phénomène de subculture popularisé, à l’allure de saltimbanques armés de fausses machettes, lanceurs de sorts magiques une fois au combat et au spleen de vrais « sorciers du ring » aux yeux du photographe Colin Delfosse qui les a shootés en pleine action !

«Ce sport est une façon pour certains de sortir de la rue. Dans cette ville de dix millions d’habitants, la troisième plus grande ville du continent africain, la débrouille est la principale source de revenu. Obtenir respect et crainte sont indispensables pour y survivre et le catch apporte cela. »



@Colin Delfosse
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