Une crème miracle anti tattoo?

Voila qui devrait en ravir plus d’un. Un étudiant canadien a élaboré un prototype de crème pour venir à bout des tatouages porteurs de regrets.

Se faire tatouer le nom d’un amour de jeunesse, un papillon ringard en bas du dos, un pokemon sur l’épaule ou « DRAKE » sur le front , tant d’erreurs irrémédiables car comme on le sait, le tatouage est éternel. Seul et unique moyen d’éradiquer cela : le laser qui s’avère toutefois onéreux et surtout douloureux, au risque de cicatrices disgracieuses. Une réelle alternative pourrait donc voir le jour.

Une crème magique, c’est en tout cas ce qu’a laissé présager la semaine dernière Alec Falkenham, un étudiant canadien en médecine de l’université Dalhousie à Halifax. Explication scientifique vulgarisée. L’encre utilisée pour tatouer s’incruste dans les pigments de la peau les rendant ainsi immobiles, figés. Le côté indélébile du tattoo en résulte. D’autres cellules, des globules blancs en l’occurence, migrent alors, combattant ainsi l’intrusion de substance ennemie, en somme elles dévorent l’encre au compte goute. Raison pour laquelle le dessin s’effrite au fil du temps, perdant de sa netteté et de sa coloration. La crème intervient à ce moment précis avec pour fonction de stimuler ces cellules dites macrophages afin de gommer totalement le périmètre indésirable à terme.

Et les risques pour la peau? Alec l’affirme sur le site de son université, cette crème est indolore « Nous ne visons pas les cellules normales de la peau, donc il n’y aura pas beaucoup d’inflammation. En fait, en se basant sur le procédé que nous utilisons actuellement, nous pensons même qu’il n’y aura pas d’inflammation du tout et que cela pourrait même être anti-inflammatoire. »

Autre pesant d’or , le coût estimé de ce produit : dérisoire si commercialisation il y a. «Je n’ai pas encore de date exacte mais je peux déjà dire que le prix défiera toute concurrence. Le coût d’une séance au laser varie en moyenne de 80 à 300 euros selon la surface alors que ma crème coûtera moins de quatre centimes par centimètre carré de peau à traiter, soit environ 4 euros pour une zone de 10 centimètres sur 10 centimètres».

Vers une révolution du monde inked ? Pour l’heure, il est inutile de tirer des plans sur la comète. Aucun brevet déposé ni de publication scientifique attestant l’efficience du procédé utilisé, qui encore au stade de laboratoire, est expérimenté sur des oreilles de cochons. Un répit donc pour les initiales d’ex sur le poignet et les marques inscrites sur le front d’américains en manque de blé!

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