1976-1989, le journal intime Polaroïd d’Edo Bertoglio


Big Apple dans les 80s, ses amis stars comme Andy Warhol, Madonna, Grace Jones ou Jean-Michel Basquiat, son Polaroïd, un quotidien sex drugs & pop au nom de l’art et pour la postérité, le photographe suisse Edo Bertoglio a extrait de ses vieux cartons, les instants d’une ère magique et obscure, compilés dans son nouveau livre « New-York Polaroids Diaries 1976-1989. »
C’est une sorte de journal intime détonnant, 140 photos autour de la vie souvent nocturne et intime des icônes de l’art et de la musique du vieux New-York, une période aussi faste qu’instable à la fin des 70s où un artiste lambda n’avait qu’a suer 3 jours dans un restaurant pour payer son loyer (loin de la flambée actuelle), puis le reste du temps se consacrait à la création et au clubbing sous acides!
Accroché à son Polaroïd, Edo Bertoglio bossait pour le magazine Interview du roi pop art Andy Wahrol, c’est sous son égide qu’il développa son addiction pour les visages, les portraits « snapshot » et probablement aussi pour les drogues, un passage obligé qui finit inexorablement par détruire une carrière ou une vie à l’instar du pionnier du street art Jean-Michel Basquiat mort d’une overdose en 1988, qu’il a shooté avant cela aux côtés de Maripol, célèbre fashion designer dans les 80s, à l’origine du look « like a Virgin » de Madonna, la reine de la pop, étant elle aussi présente dans les polaroïds d’Edo Bertoglio, au même titre que Grace Jones.
D’après le photographe et filmmaker, « la musique, à elle seule, resserrait les liens de la communauté, nous étions jeunes donc nous avions comme aspirations d’être créateur de mode, photographe, écrivain, acteur, c’était beaucoup de créativité ».
Mais aussi de l’excès à tout va, à la redescente fatale : « Tout changeait en l’espace d’un matin, la musique, l’art, la cocaïne, l’héroïne et le Sida… Tout s’est effondré dans ce milieu.. Mon histoire est similaire à beaucoup d’autres, j’avais une carrière de rêve et j’ai brûlé tout ce que j’ai construit à causes des drogues ». Tel fut l’itinéraire d’un artiste de la « scene downtown » hallucinée d’un New-York post-Vietnam!
1976-1989 New-York Polaroids Diaries, d’Edo Bertoglio chez Yard Press.

image image image image image image image image image image image imageimageimageimageimageimageimageimageimageimageimage
Publicités