ALANA DEE HAYNES, la fille qui parlait à l’oreille des photos de mode fades

Dans la peau d’Alana Dee Haynes, l’illustratrice déjantée et griffonneuse sur clichés volés sur Internet ou de magazines de mode.

Un perfecto trop blanc, un fond trop placide, des mannequins pas assez mystiques ou patibulaires? Mademoiselle Brooklyn a le remède dans la tête et dans les doigts.

Enfant de ce quartier désormais « hipsterisé » de New-York et fada de tous les médiums de l’art, Alana Dee Haynes métamorphose avec grâce des portraits au photogénisme qui l’inspire et y imbrique ses propres histoires à coups de motifs empruntés à ce qui a du sens à ses yeux, c’est à dire la nature, la musique et les symboles.

« Je crois que la mode doit faire ressortir les émotions et être racontable, comme si vous portiez votre propre peau et esprit. »

Rebelle dans l’âme, celle qui ne se parait que de T-shirts XXL noirs au lycée, réinterprète ici avec davantage de bagou la mode, à sa manière même si ses gribouillis transcendantales ne lorgnent pas directement sur la peau des modèles mais bien sur du papier. Malgré cette distance, sa perception reste réelle.

« Quand je regarde les gens, je connecte leurs grains de beauté et décèle des visages dans leurs lignes d’articulation. C’est juste la façon dont je vis. »

Son compagnon de création et accessoirement de vie se prénomme « Black Micron Pen », comprendre ici un stylo, photoshop et la retouche sur tablette ne lui servant qu’en cas d’extrême urgence!

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