Être roux envers et contre tout

Sublimer la beauté multiethnique des roux et botter les fesses une bonne fois pour toute à ce duo de stigmatisation sans cesse et moqueries juvéniles glué à cette couleur de cheveux rare, c’est la nouvelle routine de la photographe frenchy Michelle Marshall.

Des surnoms péjoratifs « poils de carotte », « roukmout » aux idées reçues débilos « ils puent, ils sont moches et sans âme », les roux sont encore et toujours victimes de discrimination, le racisme anti-roux existe, hélas trop souvent relayé voir amplifié par Internet et ses réseaux sociaux sans merci. Au top de l’absurde, une « journée nationale des coups de pied aux roux » a été organisée en 2008 sur Facebook au Canada, suscitant un tollé et l’ouverture d’une enquête. Un collégien s’est même suicidé en 2013 incapable de faire face aux blagues perpétuelles sur sa couleur de cheveux.

Dans sa série de portraits « MC1R » en référence au gène du même nom, à l’origine de la couleur des yeux, des cheveux et de la peau des humains qui pour cause de mutation, provoque la rousseur, la photographe française Michelle Marshall, au delà de sa volonté de redonner noblesse et photogénie, tend à prouver que les 1 à 2% de roux au monde ne sont pas tous localisés au nord-ouest de l’Europe, en Irlande ou en Ecosse mais peuvent être métis ou noirs, tel un symbole de diversité et de multiculturalisme, à faire taire tous les préjugés à coups de photos captivantes :

« Mon projet actuel consiste à renseigner les gens sur l’incidence de la variation du gène MC1R responsable de la rousseur et des tâches de rousseur. En particulier chez les personnes noires, et les personnes métissées de toute appartenance ethnique et de tout âge », a t-elle confié au Huffington Post américain.


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