Images : Heureux d’être gay dans les 50s

Se dévoiler au grand jour sans inhibition, se galocher dans la rue, casser les tabous, la sempiternelle quête d’acceptation des moeurs, la tolérance, le droit au mariage etcc, la communauté LGBT se bat corps et âme , becs et ongles depuis un siècle, avec en point d’orgue le respect de la différence. Le chemin fut long et parait sans fin. Pourtant de la révolution sexuelle des 60s et la première Gay pride en 1970 aux USA, aux icônes gay Wonder Women, Madonna, Freddie Mercury, Yoko Ono, George Michael, leur cause ne cesse de croître. Les temps changent. Le coming out est tendance. Désormais 32 des 52 Etats américains reconnaissent le mariage gay alors qu’en Iran, l’attirance de même sexe est passible de peine de mort ou de flagellation.

Bien avant cela, dans les 50s les amoureux homo en occident suivaient à la lettre l’adage « vivons heureux, vivons cachés ». L’homosexualité alors souvent perçue comme une maladie mentale incurable, attisant la haine, la peur et le mal être autour d’elle, se camouflait, vivait sous couverture, l’Histoire raconte. Illustration dans le film à succès Imitation Game (2014), retraçant la vie du mathématicien Alan Turing inculpé en 1952 pour « indécence et perversion sexuelle », assujetti à une répression et une lutte féroce outre Manche contre les relations sexuelles entre garçons.

Sebastien Lifshitz, photographe parisien, addict du vintage, collectant les photos d’anonymes des marchés aux puces des quatre coins du globe, est tombé sur une perle rare: un album photos de couples gay des 50s. Emerveillement et stupéfaction, ces clichés contrastent avec les idées de l’époque, les sourires sont éclatants, on ne joue pas à cache cache avec la société, encore moins à la chasse à l’homme, ces couples traduisent de part leur attitude, un sentiment de liberté. « C’était totalement inhabituel et atypique d’avoir des photos de ce genre parce que la plupart du temps, ils se devaient d’être discret, fantomatique et developer ses pellicules était, très risqué », s’étonne le photographe. La peur supplantée par la gaieté!

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