Hillary Clinton, l’effet kiss cool

« Je cours à la présidence, les Américains ont besoin d’un champion et je veux être ce champion » Un tweet et Hillary Clinton, s’accapare le globe, faisant de l’ombre à Kim Kadarshian pourtant en visite d’Etat inédite en Arménie. Même Kanye West essayant de marcher sur l’eau tel un Yeasus, est impuissant… Tant l’ex First Lady subtilise toutes les unes de magazines cette semaine après s’être présentée candidate à la Maison Blanche. Vers la coolitude, sur les traces de Bill Clinton.

Hallelujah sa biographie est sortie en 2004 , ce qui rend visiblement un grand service à des médias s’empressant de canarder la toile de « 17 choses que vous ne savez pas sur Hillary », son Grammy Award en 1996 du meilleur album parlé, sa rencontre bouleversante avec Martin Luther King en 1962 , son job à la chaine, de boîtes de conserve et de vidage d’entrailles de poissons, ses multiples refus face à un Bill en mode séduction se pliant en quatre, son amour maladif pour la sauce piquante et sa victoire en Estonie face à John Mc Cain dans un concours de shots de vodka. Celle qui s’est vu coiffée au poteau en 2008 par Barack Obama aux primaires démocrates, a déjà tout de l’icône pop. Andy Wahrol se retournerait plus d’une fois dans sa tombe !

« Je suis un enfant des 60s et 70s » confiait t_elle en 2006 au New-York Post levant le voile sur sa playlist ipod avec entre autre « Respect » d’Aretha Franklin, « Hey Jude » des Beatles et « Take it to the Limit » des Eagles. Le pape Benoit XVI avait suivit, larguant à son tour ses tubes favoris, d’Oasis à Mickael Jackson. Hillary Clinton a donc souvent tenté de se mettre le monde dans la poche briguant le monopole du cool même si Barack Obama est imbattable à ce jeu là. Malgré tout perçue comme trop froide, psychorigide et intransigeante lors de sa déconvenue en 2008, Hillary arbore un visage diamétralement opposé cette semaine et semble avoir appris de ses erreurs passées, jouant la carte de la mère et grand mère usant d’humour et de dérision sur son site officiel en panne sèche, customisant la bien connue page erreur 404.

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En 2012 , elle préparait déjà le terrain avec un changement de style radical. Aperçu dans un avion militaire portant de grosses lunettes de soleil, le nez rivé sur son Blackberry. Une image de femme de pouvoir prête à diriger le monde qui marqua les Américains au point que certains ne créent un tumblr textsfromhillaryclinton, dans lequel ils imaginaient ce que la secrétaire d’Etat pouvait texter lors de la prise de cette photo. Un mini buzz dont la concernée est allée de sa petite réplique , plus jeune que jamais, à fond dans les réseaux sociaux! Sur Twitter , elle n’en est pas à son premier coup d’essais, se considérant comme « aficionado du tailleur femme » et « icône capillaire » postant à tout va à ce propos, se posant la question de savoir si elle était un homme, les médias se pencheraient ils autant sur ses cheveux? Elle ironisait déjà en 1995 «Si je veux qu’une histoire disparaisse de la une, je change tout simplement de coiffure.»

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Pourtant elle aurait pu se raser le crâne en 1998, cela n’aurait rien changer quand Bill Clinton s’enlisait dans le scandale « Monica Lewinsky ». Un ex président, à l’image lavée, toujours aussi populaire en 2015 qui aurait fière allure en « first gentleman » en 2016 selon les observateurs. Un ex président qui dans les 90s avait séduit les couches populaires et initié le cool et la politique décomplexée car souvent client de mc Donald, joueur de saxophone, surnommé le « président MTV » en référence à ses phrases courtes semblables à des lyrics de chansons et aussi adulé de la communauté Noire, Bill Clinton s’amuse même à dire qu’il est « encore plus noir qu’Obama ».

Hillary Clinton ,elle, n’est plus la « porte culotte » de son mari, et semble marcher de plus en plus sur ses traces. Comme l’en atteste hier son passage express dans un fast food de l’Iowa prenant herself la commande, visiblement dans la ferme intention de se décoller de cette étiquette de personnalité oratrice bien loin des réalités du pays, en se montrant proche des Américains « ordinaires ». Son rêve de devenir président passera par là… Un vent de fraicheur… À l’effet kiss cool.

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