VHILS, l’Edward aux mains d’argent du street art

Graver dans la roche ! A l’instar de JR pour son côté activiste urbain, le portugais Vhils est au sommet de son art. C’est Banksy qui le dit ! Là où la majorité des street artistes graffitent ou collent incognito, lui fait l’inverse en grattant les murs en ruines de bidonvilles ou de quartiers bobo, révélant ainsi des portraits millimétrés d’inconnus.

Brutal mais poétique. Un harnais, un marteau piqueur, un burin, de l’acide ou de l’explosif, une façade hideuse dans le coma, il n’en faut pas plus à Alexandre Farto alias Vhils pour laisser parler sa créativité. Son terrain de jeu : Des friches industrielles de Shanghai, aux favélas de Rio de Janeiro en passant par le XIIIème à Paris ou son Lisbonne natal, en bref tout ce qui s’apparente de loin à des murs transpirants le vécu .

Les portraits qu’il sculpte, sont des visages d’anonymes aussi vrai que nature. Car l’initiateur du « graffiti reverse » du haut de ses 28 ans, a cet ADN de philosophe engagé, rétrocédant un flanc d’humanité à ce qui est décrépite par le biais de la destruction : « Les plus grands poèmes dans le monde ont usé une feuille de papier blanc. Laquelle est venue d’un arbre qui a été détruit. »

Son dernier coup de ciseaux a pris place à Araçai au Brésil, un village où 90 indigènes « guarani » ont été déplacés et ainsi éloignés de leur terres ancestrales par le gouvernement. En bon samaritain, Vhils leur a redonné voix et dignité en sculptant leur faciès sur les portes de leurs maisons. Telle une ode incisée dans le bois. Comme si Edward aux mains d’argent était passé par là.

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