Au Botswana, le heavy metal fait rage

En Afrique, il n’y pas que Ebola, Boco Haram et un vent de terreur, il y a aussi du heavy metal à haute dose au Bostwana!

AC/DC n’en croirait pas ses yeux. Amadou et Mariam non plus! Au Botswana, le heavy metal est bien plus qu’un style de musique à faire hurler Papa, c’est un mode de vie, une passion dans les veines et sans limite pour le old school, les tee-shirts des emblèmes du hard rock, le cuir noir, les bottes et chapeaux de cowboys tirés de la biker fashion. Ces fans de la tête aux pieds, sont les « Metalheads ».

Iron Maiden sors de ce corps! Metallica aussi! Gage de liberté, d’indépendance et de puissance, la scène heavy metal au Botswana est en pleine effervescence, des clubs de concerts rafistolés à la vite face à un public de Metalheads décuplé, aux bands locaux dans le mouv tel Wrust, incontestablement le plus populaire du pays ayant notamment fait scène commune avec les brésiliens de Sepultura.

C’est dans la chaleur et la poussière des rues de la capitale Gaborone que cette tendance de sous culture a gagné le pays en 1990, importée d’Afrique du Sud. Orizon fut le premier groupe d’une lignée mutante.

Dans un pays tamponné success story, britannique jusqu’en 1966, aux surnoms élogieux, « miracle africain », « la Suisse africaine » , où le luxe baigne dans une savane infinie de diamants, le heavy metal a su trouver une niche aussi surprenant que cela puisse paraître, défiant les vieux stéréotypes et décapsulant la culture africaine.

Malgré tout il n’y a pas beaucoup de temps d’antenne pour le métal au Botswana avec une seule émission de radio « on air » 50 mins par semaine. Les fans se tiennent alors à jour par le biais du bouche à oreille et les réseaux sociaux.

« Une communauté liée comme les doigts de la main, rude dans l’allure mais au coeur tendre » selon le photographe Frank Marshall qui est allé se mêler aux Metalheads, comme si l’objectif de son appareil leur donnait des ailes, vers une expression artistique et libérée d’eux même dans « une course à celui qui semblera le plus brutal ».

Série « Renegades »

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