Jeunes et fous, l’enfance par Julie Blackmon

« Petit frère n’a qu’un souhait devenir grand, c’est pourquoi il s’obstine à jouer les sauvages dès l’âge de 10 ans », ces paroles d’IAM résument bien « Homegrown », la série de la photographe Julie Blackmon qui met en image des mômes dans leurs années de rêves et d’inconscience!

« Les poils peuvent grandir, les logos mis à jour, le mobilier remplacé : Les choses changent, pourtant la jeunesse subsiste touchante, hilarante et toujours la même », dixit sur son site la galerie Robert Mann de New York qui a exposé Julie Blackmon en septembre dernier.

Aux antipodes des barbes à papa, sourires angevins, barbies et candeur sucrée, la photographe américaine qui a grandi à Springfield, la ville des Simpsons, shoote depuis 2008 des kids turbulents dans des maisons en désordre, en captant des humeurs un poil sombres et très souvent une insouciance flottant dans un bain de détails contemporains, là où le sournois et le tordu font échos!

Qui de mieux placé que l’ainée d’une famille de neuf enfants pour en parler? Julie Blackmon l’a expérimenté et reflète ici dans un visuel emprunté au peintre Jan Steen, des pans entiers de son passé, à cheval entre auto-biographie et fiction! Les gosses y gravitent en surnombre et la mère est aux abonnés absents. Alors les conséquences ne tardent pas : Un nouveau né au bord de la piscine prêt à basculer, un autre virevoltant dans les airs ; un jeune casse-cou suffocant dans du papier bulle ; d’autres en costume noir criard, qui abusent de mascara. Car la série « Homegrown », c’est aussi une représentation fun et légère d’être de mauvais parents, car c’est aussi ça d’être les derniers de la classe!

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