Quand le luxe vient se frotter à la pauvreté dans des collages 100% satiriques

Un monde moderne paradoxal et inégalitaire, c’est ce que tend à dégommer de façon visuelle et à coups de ciseaux, l’artiste Joe Webb.

Et si Kate Moss venait parader dans des rues délabrées africaines pour une maison Haute Couture? Un scandale de plus sans doute parmi tant d’autres qui finirait par s’estomper en une semaine.

Dans ses collages faits main à partir de magazines vintage, l’anglais Joe Webb unit deux mondes aux antipodes, celui du luxe, de la mode et des paillettes à celui de la famine, de la guerre, des catastrophes climatiques, de la misère et de l’oubli. Armé de son goût pour la satire et animé d’une grâce cosmique, cet anti-photoshop joue à merveille avec les contradictions de la vie sur terre, sans passer sous silence sa nostalgie d’hier :

« Je pense que je suis devenu anti-technologies…même si je sais que je promeus mon art sur des sites Internet, que je possède un iPhone et que j’utilise Facebook…C’est assez perturbant, j’aurais aimé naître il y a 100 ans. »

Ses créations rencontrent un franc succès et sont exposées regulièrement à la Saatchi Gallery de Londres. Pour suivre ses aventures visuelles, direction son site perso!

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