7 jours de poubelles avec Gregg Segal

Une fumeuse esseulée en bikini, une famille aisée, des teenagers, un couple gay, un black, des asiatiques, une mamie et un papi, prenant la pose en forêt, sur la plage ou dans l’eau, souvent en petite tenue, mais avec pour unique challenge de se pavaner sur le tapis de leurs propres déchets accumulés pendant la semaine!

Derrière ce projet à se pincer le nez, ironie faite à « l’american way of life », où chaque habitant produirait en moyenne 2 kg de détritus par jour, se cache le photographe californien Gregg Segal. Sa série « 7 days of garbages » traduit son ras-le-bol de voir défiler « ces familles et leurs poubelles de 250 litres pleines à craquer tous les weekends ».

Des clichés artistiques à l’effet miroir qui incitent les américains à « faire face au problème de surconsommation ». Car loin d’une optique de « diabolisation » ou de vouloir rendre révulsants ses cobayes, Gregg Segal fait plutôt un état des lieux des mauvaises habitudes des foyers dont lui même est coupable, par le biais de portraits esthétiques flirtant avec la photographie de mode.

« Certains de mes sujets ont fait le tri dans leurs poubelles, en ôtant les mauvaises odeurs, alors que d’autres ont joué le jeu à 100% et ont tout apporté, j’ai même trouvé des tampons et une aiguille hypodermique. Je voulais attirer l’attention sur la quantité astronomique de produits que nous consommons et ainsi tenter de prendre à la gorge »

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