Boogie shoote les gangs de New-York


Non ce n’est pas un rappeur, ni un enfant de coeur, Boogie c’est un photographe serbe émigré aux USA depuis 1997, grâce à une green card gagnée à la loterie alors que son pays s’auto réduisait en miettes. De son enfance cisaillée de misère, est né son attrait viscéral pour les milieux marginaux où spirale de violence, drogue game et mort au détour d’une rue, sont légion. Sa série « It’s All Good », perfore ainsi le quotidien des gangs de New-York.

Un blanc à l’accent louche un peu russe, accepté dans les ghettos noirs ou latinos de N.Y, réputés à la gâchette facile! Boogie alias Vladimir Milivojevich, en moins sexy dans le texte porte la casquette du Eminem de la photographie! Originaire de Belgrade, émigré à Brooklyn en 1997 suite à une guerre civile dévastatrice ; à l’instar de la célèbre Mary Ellen Mark, il développe une fascination obsessionnelle pour la vie des laissés pour comptes, en extrayant par l’image le reste de leur souffle d’humanité!

De 2003 à 2006, Boogie a fait le tour des quartiers chauds de New-York, de Bed-Stuy, quartier de Notorious B.I.G, à Bushwick où des ados se structurent en mafia, en passant par Queensbridge et ses 96 immeubles sociaux en forme de Y là où a grandi la légende du rap, Nas.

«Ces HLM sont des repères à gangs, à deal et violence. S’y entasse une jeunesse qui n’a jamais eu d’enfance, ni la chance de démarrer une vie sans oppression des lois du ghetto. La prostitution, le vol et l’extorsion sont les seuls moyens de survivre dans un environnement ravagé par la drogue et pris au piège d’un tourbillon de battles, de pauvreté et d’un taux de mortalité élevé.»

Ses clichés en noir et blanc flirtent souvent avec le photo-journalisme sans basculé un instant dans le putassier… Pitbull, liasses de dollars, junkies, exhibe de tattoos de gang, magnum 147, journée à main armée, vie de famille et enterrements!

Plébiscité par les magazines les plus influents, le travail de Boogie dépasse les frontières, connotant à chaque fois le goût invétéré du risque et de l’adrénaline. Ce qui lui a permis entre autre de s’immerger dans la vie des neo-nazis skinhead de Serbie, des dealers de Jamaïque ou encore des transsexuels du Brésil!


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