Les peintures à l’effet magazine de mode froissé de Stefania Fersini


Une page de Vogue arrachée puis jetée en boule sans scrupule dans un coin avant d’être finalement ramenée à la vie, les plis en plus. C’est ce à quoi s’apparentent les peintures photoréalistes de l’Italienne Stefania Fersini, une artiste exténuée par la superficialité de l’industrie de la mode et les excès d’une société mouillée de consumérisme!

A la loupe, difficile de faire la distinction entre l’original et la copie, tant les peintures à l’huile de Stefania Fersini sont des répliques exactes de magazines de Haute-Couture récupérés dans une montagne de déchets, dont les pages froissées et abimées captent illico l’attention sur l’apparence distordue des modèles féminins photographiés.

Sa série « Trash » illustre sa vision critique du monde moderne qui vit au dessus de ses besoins, d’une société dangereusement réglée sur « avance rapide », coupable d’un vaste gâchis résultant d’un capitalisme obèse. Notamment au sein de l’industrie de la mode où la beauté aussi subjective et plastique soit elle, se laisse contempler dans la précipitation et dont la date de péremption toujours plus raccourcie va de pair avec l’absurde diktat « du bon âge ». C’est à dire 14 ans.

« Je suis lessivée par cette rapidité, fatiguée de ces exagérations. Je peins pour ralentir le tempo. Je fige le temps afin de méditer et observer la beauté où elle se trouve. Je copie parce que la solution à l’excès, c’est de ne rien créer de nouveau , je copie tel un miroir parce que le reflet c’est mon choix »


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