Quand Robert Benson pénétra dans l’univers glauque d’une fabrique de sex dolls

Robert Benson

Célibat longue durée = overdose de masturbation, trop gauche en séduction = en manque de frotti-frotta à deux dans l’intimité mouillée d’une nuit endiablée! Alternative démocratisée, les sex dolls se plient en quatre pour satisfaire les désirs sexuels d’une tranche crevarde de la population désireuse d’expérimentations. Objets de substitution et exutoire sexuel nés sur les bateaux de marins frenchy et espagnols lors d’expéditions sans fin au XVII ème siècle, mais aussi solution anti-syphilis toute trouvée par Hitler afin d’éloigner ses soldats des prostituées lors de l’occupation, ces poupées de « l’amour » traversent le temps et peaufinent leur look en décuplant leur capital « baisabilité » au fil des avancées technologiques. Fasciné par cette course à l’hyper-réalisme, le photographe Robert Benson s’est introduit dans une usine de femmes factices à San Marcos en Californie : La « RealDoll Factory ».

Les images parlent d’elles-mêmes, à quelques détails près. Au delà de l’ambiance un poil glauque, déstabilisante voire « tue-libido » des locaux, c’est tout le processus de création de ces êtres plastiques siliconés que le photographe américain est venu capturer.

Ici, le maître mot est le sur-mesure. Autrement dit, l’objectif est de répondre aux attentes les plus fantaisistes et farfelues des clients comme par exemple une réplique de Scarlett Johansson, une peau en écaille de poisson ou un épiderme bleu pour les fétichistes d’Avatar.

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À en voir la quasi authenticité de ces poupées grandeur nature, articulées, au faciès interchangeable mais toujours sans faculté de parole, dont le prix d’entrée de gamme s’élève à 6500$, inutile de préciser que derrière cet art minutieux se cache une équipe d’experts, l’Abyss Creation.

Ainsi, une bande d’artistes hautement qualifiés s’affaire à poser à la chaîne de vrais cheveux recyclés, des ongles, des tétons et les orifices nécessaires à l’extase des acheteurs. Chaque année, pas moins de 400 mannequins de 30kg sont conçues, soit 80 heures par unité. Plus étonnant encore, la RealDoll factory propose un large éventail de choix : 18 corps de femmes, deux masculins, l’option transexualité et 5 couleurs de peau différentes.

Actuellement, les Etats-Unis, le Japon et la Chine siègent sur le podium des plus gros producteurs de ces « attrape-pervers »!

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