L’art visuel 3D d’Olivia Derman : Un doux remède contre la maladie mentale

Néons futuristes et couleurs adoucissantes, design géométrique et relents conceptuels, l’univers 3D de l’artiste Olivia Derman lévite entre chaos et simplicité.

Dans le zig comme dans le zag, Olivia Derman n’est pas une artiste lambda. Basée à Chicago et autodidacte, elle trouve refuge dans un art visuel 3D minimaliste abstrait et saisissant afin de canaliser son esprit déviant et complexe.

« Je cherche à créer inlassablement quelque chose de simple et d’épuré en raison du chaos dans mon cerveau, je souffre d’une maladie mentale et la meilleure façon de me concentrer est la création. »

Avalanche de dynamisme figé sur une montagne de couleurs explosives ou tamisées, à la surface fluide voire cristalline, parfois parsemée de corps humains antiques et d’éléments de décoration d’intérieur d’après demain, son monde tridimensionnel pullule de formes à géométrie variable et d’objets virtuels à l’esthétisme aussi idiosyncratique que parfaitement ordonné dans l’espace. Un art haletant et léger sous contrôle en apparence bien qu’il résulte en revanche d’idées plus obscures.

«Je passe par de brèves mais intenses cycles de créativité, peut-être d’une durée de quelques jours, ils suivent souvent une période de dépression grave, je crée pour échapper à des émotions ou des sentiments, et parfois je les intègre dans mon travail. »

Cet exutoire de pensées refoulées prend la forme d’une réalité virtuelle identifiable et conçue de toute pièce pour Olivia Derman. D’après Le webzine The Creators Project, ses influences sont éclectiques : futurisme et design d’intérieur moderne en général, les animations 3D surréalistes de Kim Laughton, l’hypercoloration de Terrell Davis ou encore l’art numérique d’Organ Armani. Quand l’art se pointe, la maladie n’est plus !

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